Monsieur de Pourceaugnac

Monsieur de Pourceaugnac ; © FDD
Monsieur de Pourceaugnac
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Pourgeaugnac arrive à Paris pour épouser Julie, qui aime Eraste. Interviennent des « personnages d’intrigue », qui vont tout faire pour l’en dissuader. Et pour commencer, l’amener à consulter deux médecins pour lui faire croire qu’il est malade. Tout ce que le Limousin dit pour contester le diagnostic et protester de sa bonne santé est une preuve supplémentaire de sa maladie : l’hypocondrie !

Cette estampe de Joullain d’après Coypel illustre la scène 8 de l’acte I. Monsieur de Pourceaugnac est assis, l’air égaré, tandis que deux médecins lui tâtent le pouls. Au second plan, à droite, l’apothicaire apparaît avec sa seringue. Les remèdes sont aussitôt prescrits : saignées fréquentes et plantureuses et purge abondante. Pour compléter le traitement, un peu de musique et de ballet. À la scène 11, les musiciens entrent alors en scène alors que l’apothicaire essaie de convaincre le malade de prendre son lavement :

L’Apothicaire - Monsieur, voici un petit remède, un petit remède, qu’il vous faut prendre, s’il vous plaît, s’il vous plaît. […] C’est un petit clystère, un petit clystère, benin, benin ; il est benin, benin, là, prenez, prenez, prenez, Monsieur : c’est pour déterger, pour déterger, déterger…